Elle est enfin là ! Retrouvez l’analyse du Cnajep sur le projet de loi de finances 2021

Comme chaque année, le Cnajep propose une analyse technique et politique du projet de loi de finances (PLF), concernant la mission sports, jeunesse et vie associative – Programme 163 « jeunesse et vie associative ».

Cette année, les nombreux examens et ré-examens du projet de loi, ainsi que les différentes mesures des plans de relance ont rendu cette analyse particulièrement ardue ! Mais c’est bien ce qui la rend d’autant plus nécessaire.

Cette analyse s’appuie sur une étude du programme 163, à laquelle s’est ajoutée une étude du document de politique transversale en faveur de la jeunesse.

Notre avis « Un budget en trompe-l’oeil !«

Lire l’analyse

 

 

Participation, Émancipation, Transformation : LA nouvelle campagne Provox !

 

Le 27 janvier sera lancé le premier webinaire de la nouvelle campagne Provox autour de la thématique «Participation, Émancipation, Transformation ». Articulé autour de six rendez-vous en ligne, cette campagne permettra pendant 18 mois l’amélioration des mécanismes de participation des jeunes dans tous les domaines de la société !

Pour qui ? :

Ces webinaires sont à destinations des jeunes, des organisations de jeunes et de jeunesses et des décideur.e.s qui veulent participer au cycle.

Pour quoi ? :

Ces six rendez-vous en ligne nous permettront de :

  • Explorer la thématique, faire un état des lieux de ce qui existe déjà

  • S’approprier les enjeux autour de la thématique

  • Se donner le temps du débat

  • Se préparer au festival Provox

Comment ? :

Il y aura six webinaires différents entre le 27 janvier 2021 et le 14 avril 2021. Chacun peut créer son parcours en fonction des thématiques qui l’intéressent, tous les webinaires sont sur inscription mais sans conditions particulières – sauf le n°3 -.

Les webinaires s’inscrivent bien dans le temps plus long de la 8ème campagne Provox, il s’agit de la première étape: l’appropriation du sujet en vue de se préparer au festival Provox qui aura lieu fin mai 2021.

Vous pouvez donc :

  • y assister en tant qu’organisations accompagnant un groupe de jeunes ou en tant que groupes de jeunes souhaitant s’impliquer sur un cycle Provox

Ces temps vous permettent de préparer votre participation au festival Provox. Mais vous pouvez aussi organiser un temps d’inter-connaissance, de réflexion sur le processus entier pour que chacun puisse comprendre au mieux ce dans quoi l’on s’engage !

  • y assister ponctuellement pour voir ce qu’est le dialogue structuré européen en tant que jeune, acteur.trice jeunesse, ou décideur.e. par ce que la thématique vous intéresse particulièrement.

Dès maintenant, vous pouvez vous inscrire aux différents webinaires et avoir accès aux textes de présentation de chacun d’entre eux pour choisir !

TOUS LES WEBINAIRES À RETROUVER ICI !

Le CESE alerte sur les conséquences de la crise sanitaire sur les jeunes !

Le Bureau du CESE a adopté le mardi 1er décembre une déclaration intitulée « Jeunes, le devoir d’avenir », portée par Bertrand Coly, conseiller, et par Patrick Bernasconi, Président du CESE.
La déclaration a été présentée lors d’une conférence de presse le 2 décembre dernier, à laquelle le Cnajep participait et a pu intervenir pour partager les constats et rappeler la nécessité d’agir POUR et AVEC les jeunes.  

 

Les objectifs de cette déclaration sont double :

  • Alerter les pouvoirs publics sur la situation vécue par les jeunes en cette situation de crise sanitaire, économique et sociale ;
  • Proposer des mesures fortes afin de répondre à cette situation, sur le plan de la précarité économique, de la santé mentale, mais également de la confiance en l’avenir.

Les réactions des organisations :

Les conséquences de la crise sanitaire touchent en effet particulièrement les jeunes de 18 à 25 ans, à l’heure où 20% d’entre eux vivent actuellement sous le seuil de pauvreté et 18% des étudiants présentent des signes d’épisodes dépressifs majeurs.

« C’est dans une réforme structurelle de nos politiques de jeunesse que doit être trouvée la réponse à la précarisation des 18-25 ans »

Le CESE appelle à des mesures fortes pour faire face à cette crise qui touche la jeunesse.

Les préconisations du CESE sur le plan économique :

  • Garantir aux 18-25 ans l’accès aux minima sociaux ;
  • Renforcer les moyens humains et matériels dédiés aux missions locales pour favoriser un accompagnement global des jeunes.

Les préconisations du CESE sur le plan de la santé mentale :

  • Mettre en place un plan massif pour donner aux acteurs de la santé mentale et de la santé les moyens de dépister, de soigner, et d’accompagner dans la durée ;
  • Soutenir les associations, garantes de la cohésion sociale, qui permettront la relance des liens sociaux indispensables en sortie de crise.

Les préconisations du CESE sur le plan de la confiance en l’avenir :

  • Mettre rapidement en oeuvre des mesures fortes sur les questions écologiques, appuyées sur les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat ;
  • Impliquer les jeunes dans les espaces de pouvoir et développer les espaces de participation citoyenne.

Lire la déclaration complète

 

 

 

Tribune – Pour l’éducation populaire, la laïcité n’est pas un catéchisme

Tribune – Pour l’éducation populaire, la laïcité n’est pas un catéchisme

 

Philippe MEIRIEU a écrit une tribune publiée dans le Monde le dimanche 13 décembre. Le Cnajep est signataire aux côtés de plusieurs mouvements et associations :

Au moment où notre pays célèbre le 115e anniversaire de la loi de 1905, les mouvements d’éducation populaire qui agissent au quotidien dans le cadre d’activités scolaires et périscolaires, mais aussi dans les domaines culturels, sociaux et de loisirs, mobilisant plus de six millions de bénévoles au service de notre jeunesse, veulent prendre pleinement leur part dans un combat citoyen plus que jamais nécessaire.

Pour eux, la laïcité est indissociable d’une éducation à la liberté. L’enseigner sans questionnement serait profondément contradictoire avec les principes fondamentaux de la République que Ferdinand Buisson rappelait solennellement lors d’une intervention à la Chambre des députés, en 1910 : « C’est la nouveauté du régime scolaire républicain qu’il ne comporte pas de catéchisme laïque. »

N’oublions pas, en effet, que les mouvements d’éducation populaire sont, tout à la fois, les héritiers de Condorcet et de Jules Ferry, de Jean Macé, militant d’une démocratisation authentique de la culture, mais aussi du Front populaire et de Jean Zay, qui portèrent le projet le plus ambitieux pour notre jeunesse de tout le XXe siècle…

 

Lire la tribune sur Le Monde

Pour signer la tribune, contactez le Cnajep à cnajep@cnajep.asso.fr

BUDGET 2021 – Le Cnajep demande aux député.es une augmentation de 30 % pour le soutien aux associations de jeunesse et d’éducation populaire

 

Comme chaque année, le Cnajep prépare son analyse du projet de loi de finances sur le volet  « Jeunesse, vie associative, éducation populaire » (BOP 163). En amont de la publication de son analyse, le Cnajep souhaite interpeller sur la nécessité d’un budget plus ambitieux et alerter sur des baisses récurrentes.

 

RENCONTRE RÉGIONALE PROVOX EN OCCITANIE LE 5 DÉCEMBRE 2020

Participe avec nous à faire bouger les politiques jeunesse !

Connecte-toi au webinaire Provox du 5 décembre 2020 !

La jeunesse est en première ligne des effets de cette crise sanitaire : difficultés économiques, blocage des engagements, des études ou de la vie professionnelle, inquiétudes légitimes pour l’avenir… Avec le confinement, la jeunesse est aussi privée de nombreuses interactions sociales ou d’espaces de débat indispensables. Cependant, cette crise ne doit pas amener à des solutions d’urgence prises par quelques-uns, mais doit plutôt amener à réfléchir ensemble pour trouver des solutions pérennes permettant à chaque personne de vivre dignement.

Les jeunes n’ont pas attendu pour proposer des solutions collectives en phase avec l’urgence sanitaire et sociale – 2000 jeunes pendant la 7eme campagne nationale Provox du CNAJEP ont posé un diagnostic collectif et demandent à  « créer des emplois à partir des besoins et des ressources du territoire mais aussi des envies des jeunes », « repenser la conception du monde du travail en mettant l’humain au centre et en mettant du sens », « un droit à la formation pour tous, tout au long de la vie », « un débat sur le revenu universel d’activité », « repenser le système d’orientation et la formation des acteur.trice.s éducatifs»….

En cette période de crise inédite, il est donc important de rester connecter, mobiliser, solidaires et d’agir ensemble pour changer les choses !

  • Continuons les échanges et débats en ligne et construisons ensemble autrement !
  • Profitons de cette campagne Provox pour élaborer entre jeunes des plaidoyers !
  • Profitons aussi de cette rencontre pour faire collectivement des propositions pour améliorer les politiques publiques de jeunesse !

Programme détaillé Provox 5 décembre 2020-Webinaire

Inscription avant le 30 novembre !


Manuel Provox « Jeunesse, opportunités et territoires».

Site Provox : https://provox-jeunesse.fr/

UN BAFA 100% EDUC POP ! Avec les associations de jeunesse et d’éducation populaire membres du CRAJEP Occitanie

Le Crajep Occitanie, en appui sur ses associations JEP membres /organismes de formation, a lancé une campagne de communication autour de la promotion de l’animation volontaire, de l’engagement éducatif et du BAFA.

Cette action collective se situe dans la continuité de notre démarche autour de la Charte d’engagements des organismes de formation à l’animation volontaire, signée en 2018, au niveau du CRAJEP Occitanie http://www.crajep-occitanie.fr/nos-actions/engagement-ajep-ofav-2018/

 

 

 

Flyer BAFA 100% EDUCPOP

 

Vidéo disponible sur Youtube : https://youtu.be/v1Fvw5CiXF4

POSITIONNEMENT : Le Cnajep s’engage pour une politique de jeunesse à l’écoute des jeunes

Le Cnajep s’engage pour une politique de jeunesse à l’écoute des jeunes

Le Cnajep a publié un document de positionnement intitulé « Le Cnajep s’engage pour une politique de jeunesse à l’écoute des jeunes ».

La Commission Politique jeunesse du Cnajep travaille depuis septembre 2018 à construire une parole cohérente sur la jeunesse avec des jeunes issu.es d’associations de jeunesse et d’éducation populaire et d’organisations de jeunes du Cnajep, sur la façon dont ils.elles appréhendent leur présent et leur avenir.

Pour avoir une parole forte sur la jeunesse et sur les questions sociétales, les membres de la commission ont rencontré et discuté avec des jeunes.

De ces échanges été élaboré le positionnement présent auxquels s’ajoutent des propositions concrètes pour une politique de jeunesse.

Ce document ne revendique pas l’exhaustivité en matière de politique jeunesse. Il met l’accent sur quatre axes : ceux évoqués par les jeunes lors des rencontres.

Ce positionnement a été écrit avant la crise sanitaire que nous venons de vivre. Cette crise sanitaire et sociale engendrée par le COVID 19 est venue pointer du doigt et amplifier des difficultés dans la vie quotidienne des plus précaires dont une partie des jeunes. Nos propositions restent d’actualité : elles ne sont que plus urgentes !

Télécharger la publication

LETTRE OUVERTE : Nous demandons l’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans

Le Cnajep signe, avec AllonsEnfants, le Mouvement des jeunes communistes de France, la JOC, le MRJC, l’UNEF, l’UEC, l’UNL, les Jeunes socialistes, les Jeunes Écologistes, les Jeunes Génération.s, les Jeunes Insoumi-es, la FIDL, le FFJ, Solidaires Etudiant-e-s et la Fage, une lettre ouverte au gouvernement pour l’ouverture du RSA au moins de 25 ans.

 2 juillet 2020

« Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement,

Alors que la crise sanitaire que nous traversons ne faiblit pas, un grand nombre de jeunes de moins de 25 ans se retrouvent dans une situation de précarité exacerbée. Celles et ceux qui ont perdu leurs emplois ou leurs stages gratifiés se retrouvent de fait sans revenus du fait d’un arrêt de leur activité suite à la crise du Covid-19.

Environ 700 000 jeunes ayant achevé leurs études et formations rentreront d’ici quelques mois sur la marché de l’emploi. Avec la conjoncture économique actuelle, le marché de l’emploi va se retrouver saturé du fait de suppression de milliers de postes dus aux cessations d’activité qu’a entraînée la crise sanitaire que nous traversons. La plupart de ces jeunes ne pourront bénéficier de l’assurance chômage n’ayant jamais exercé d’activité professionnel, comment pourront-ils vivre sans source de revenu ?

Afin d’aider les jeunes à vivre, voire survivre, il est nécessaire de prendre des décisions fortes et de mettre en place des solutions. La solidarité Nationale ne doit pas être qu’un bel adage.
Depuis plus d’un mois, une centaine de partis politiques, associations, organisations, syndicats, parlementaires, président·e·s de conseils départementaux, élu·e·s locaux et organisations de jeunesse ont affiché leur soutien à l’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans à travers la plateforme : RSA pour les moins de 25 ans

Les jeunes peuvent voter, se salarier, payer des cotisations, être prélevé·e·s de l’impôt sur le revenu, mais se voient pourtant refuser l’accès à un volet essentiel de la solidarité nationale. Cette exception est injustifiable et doit cesser. La misère dans laquelle sont plongés ces jeunes n’est pas une période passagère sans conséquence. L’extrême pauvreté met directement leur avenir et leurs possibilités d’émancipation en danger.

Mesdames, Messieurs, nos associations, syndicats et organisations politiques de jeunesse vous demandent aujourd’hui solennellement d’ouvrir le Revenus de Solidarité Active aux jeunes de moins de 25 ans.

Nous sommes disposés à vous rencontrer afin d’échanger sur ce dispositif qui pourrait, et nous en sommes convaincus, entrouvrir une sortie de la précarité pour des milliers de jeunes. »

Télécharger la lettre

L’APPEL DU MOUVEMENT ASSOCIATIF : Mettons la vie associative et l’engagement citoyen au cœur des choix de société !

Mettons la vie associative et l’engagement citoyen au cœur des choix de société !

La crise sanitaire que nous traversons a révélé la grande vulnérabilité de notre société.  Si de nombreux enseignements restent encore à en tirer, trois d’entre eux sont apparus comme des besoins essentiels :

Tout d’abord celui d’un service public qui fonctionne de manière efficace et soit suffisamment doté financièrement.

Ensuite le besoin d’engagement citoyen et civique, celui de la solidarité active. Dès le début de l’épidémie, les citoyens et citoyennes se sont organisés et mobilisés en nombre pour apporter l’aide nécessaire aux plus fragiles, faire vivre des solidarités de voisinage et pour soutenir les associations souvent privées de leurs ressources bénévoles senior contraints de lever le pied. Des milliers de nouvelles associations et d’actions collectives ont fleuri partout dans le pays et ont contribué concrètement à rendre la période moins dure.

Enfin, la nécessité de la vie associative, comme bien commun. Le tissu associatif qui maille le territoire national prouve à nouveau son rôle essentiel pour la résilience de notre société. Comme toute l’économie du pays, les associations ont été en grand souffrance mais elles ont tenu et tiennent toujours leur rôle dans l’effort national de lutte contre le virus. Comme souvent en temps de crise et au plus fort des secousses, la vie associative maintient réelle et vivante notre capacité à vivre et agir ensemble. Les associations de solidarité et du champ sanitaire et social en premier lieu, qui par leur action auprès des plus précaires, des personnes en situation de handicap ou auprès des personnes âgées ou isolées, ont soulagé le service public de santé. Ce sont également les associations culturelles, d’éducation populaire et de jeunesse, environnementales, familiales ou sportives, qui ont adapté leurs activités pour maintenir les liens et soutenir leurs adhérents. Ce sont celles de la solidarité internationale mobilisées pour l’aide aux pays les plus pauvres du monde, démunis dans leurs capacités de réponse sanitaire d’ampleur.

Pour nous, ces enseignements devront être au cœur non seulement du plan de relance de l’activité, mais des choix fondamentaux de société qu’il nous faudra faire dans les mois et les années à venir.

D’abord, en mettant fin aux tendances qui, depuis plus de 30 ans, ont significativement affaibli les valeurs de l’Etat providence, conduit au recul des services publics et à la marchandisation croissante des biens communs, et réduit drastiquement les financements publics des initiatives associatives. Le tout marchand, même responsabilisé ne peut être une perspective soutenable, et l’économie de marché elle-même ne pourra y trouver son propre intérêt sur le long terme. Il faudra sans doute sortir du New Public management qui ne juge de la qualité d’une politique publique que sous l’angle de son moindre coût budgétaire.

La demande croissante de services d’intérêt général, déjà exprimée lors des crises sociales de 2019, et demain, les demandes de bien être, de bien vivre ensemble, de bénéficier d’un environnement sain, toutes ces demandes ne peuvent être satisfaites ni par la seule puissance publique, ni par la privatisation des services.

Oui, il nous faudra aussi sortir de la seule dichotomie entre capitalisme néolibéral et capitalisme d’État, telle qu’elle a dominé le monde au cours des décennies passées. Il y a autre chose, qui est indispensable à une société comme la nôtre, dont l’aspiration est à la fois à la liberté, à l’égalité et à la fraternité. Il faut, à côté de l’économie marchande et des services de l’Etat, reconnaître le rôle fondamental de l’économie sociale et solidaire dont les associations sont un des acteurs emblématiques. C’est bien la place et le rôle de cette économie non lucrative et associative, de libre initiative citoyenne qu’il faut consacrer ! A la charnière des trois principes de la devise républicaine, elle ne doit pas être réduite à la sous-traitance de l’action publique ni être livrée aux seules règles de la concurrence et du marché, comme cela a été la tendance depuis de nombreuses années, mais pensée et organisée en articulation avec l’Etat et un marché responsabilisé.

Oui, les associations sont un bien commun, et il est essentiel d’en prendre soin au regard de leur pouvoir de solidarité, de démocratie, d’économie, d’innovation sociétale, d’utilité et de cohésion sociale, à l’interface entre tous les acteurs de la société, ce qui constitue une originalité et une potentialité majeure.

Avec l’Etat et les collectivités territoriales, les associations complètent et démultiplient la force du service public mais aussi celle de la participation des citoyens et usagers eux-mêmes, aux politiques mises en œuvre. On voit combien dans ces périodes, cela est déterminant.

Au moment où nous vivons une prise de conscience et une envie profonde d’une autre hiérarchie de valeurs, au moment où l’aspiration est à un changement de paradigme, il faut faire de ce sujet le cœur de notre modèle. La vie associative n’est pas fondée sur le profit mais sur la valeur sociale ou environnementale d’abord ! Elle est émancipatrice, produit du lien et du sens au travers de l’engagement ; elle est productrice de richesses matérielles et immatérielles. Elle est enfin une actrice du temps long, déploie une économie de la proximité et de l’agilité, une économie du don avec ses millions de bénévoles et volontaires, qui explore, pointe les carences de nos sociétés et nourrit tant de politiques publiques.

Cette crise historique et ses conséquences sociales profondes, exige enfin que nous rebâtissions une société dont la solidarité sera une valeur centrale. Celle-ci est en action, discrètement le plus souvent. Elle tisse et réinvente les liens d’entraide, et par l’engagement citoyens, elle contribue à tenir le pays debout, à bas bruit. De fait, les citoyennes et citoyens ont prouvé à nouveau qu’ils n’attendent pas les pouvoirs publics pour s’engager pour des causes d’intérêt général. En revanche, il est, et il restera de la première responsabilité des décideurs publics de les soutenir, comme autant d’initiatives qui revitalisent la société par le bas, à niveau d’homme et de femme ; et de les accompagner en leur assurant un environnement favorable à leur prolongation dans le temps, en lien avec le monde associatif.

C’est bien cette société providence qu’il faudra soutenir et réinvestir ! C’est elle qui a résisté aux chocs aujourd’hui, et c’est elle qui résistera aux chocs demain.

Alors nous éviterons le risque de délitement sous le poids et les effets de la crise. Alors individuellement et collectivement, nous nous en relèverons plus forts.

Plus d’informations : https://lemouvementassociatif.org/appel-du-mouvement-associatif-tribune/