Lettre Ouverte : Nous demandons l’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans

Le Cnajep signe, avec AllonsEnfants, le Mouvement des jeunes communistes de France, la JOC, le MRJC, l’UNEF, l’UEC, l’UNL, les Jeunes socialistes, les Jeunes Écologistes, les Jeunes Génération.s, les Jeunes Insoumi-es, la FIDL, le FFJ, Solidaires Etudiant-e-s et la Fage, une lettre ouverte au gouvernement pour l’ouverture du RSA au moins de 25 ans.

 2 juillet 2020

« Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement,

Alors que la crise sanitaire que nous traversons ne faiblit pas, un grand nombre de jeunes de moins de 25 ans se retrouvent dans une situation de précarité exacerbée. Celles et ceux qui ont perdu leurs emplois ou leurs stages gratifiés se retrouvent de fait sans revenus du fait d’un arrêt de leur activité suite à la crise du Covid-19.

Environ 700 000 jeunes ayant achevé leurs études et formations rentreront d’ici quelques mois sur la marché de l’emploi. Avec la conjoncture économique actuelle, le marché de l’emploi va se retrouver saturé du fait de suppression de milliers de postes dus aux cessations d’activité qu’a entraînée la crise sanitaire que nous traversons. La plupart de ces jeunes ne pourront bénéficier de l’assurance chômage n’ayant jamais exercé d’activité professionnel, comment pourront-ils vivre sans source de revenu ?

Afin d’aider les jeunes à vivre, voire survivre, il est nécessaire de prendre des décisions fortes et de mettre en place des solutions. La solidarité Nationale ne doit pas être qu’un bel adage.
Depuis plus d’un mois, une centaine de partis politiques, associations, organisations, syndicats, parlementaires, président·e·s de conseils départementaux, élu·e·s locaux et organisations de jeunesse ont affiché leur soutien à l’ouverture du RSA pour les moins de 25 ans à travers la plateforme : RSA pour les moins de 25 ans

Les jeunes peuvent voter, se salarier, payer des cotisations, être prélevé·e·s de l’impôt sur le revenu, mais se voient pourtant refuser l’accès à un volet essentiel de la solidarité nationale. Cette exception est injustifiable et doit cesser. La misère dans laquelle sont plongés ces jeunes n’est pas une période passagère sans conséquence. L’extrême pauvreté met directement leur avenir et leurs possibilités d’émancipation en danger.

Mesdames, Messieurs, nos associations, syndicats et organisations politiques de jeunesse vous demandent aujourd’hui solennellement d’ouvrir le Revenus de Solidarité Active aux jeunes de moins de 25 ans.

Nous sommes disposés à vous rencontrer afin d’échanger sur ce dispositif qui pourrait, et nous en sommes convaincus, entrouvrir une sortie de la précarité pour des milliers de jeunes. »

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L’APPEL DU MOUVEMENT ASSOCIATIF : Mettons la vie associative et l’engagement citoyen au cœur des choix de société !

Mettons la vie associative et l’engagement citoyen au cœur des choix de société !

La crise sanitaire que nous traversons a révélé la grande vulnérabilité de notre société.  Si de nombreux enseignements restent encore à en tirer, trois d’entre eux sont apparus comme des besoins essentiels :

Tout d’abord celui d’un service public qui fonctionne de manière efficace et soit suffisamment doté financièrement.

Ensuite le besoin d’engagement citoyen et civique, celui de la solidarité active. Dès le début de l’épidémie, les citoyens et citoyennes se sont organisés et mobilisés en nombre pour apporter l’aide nécessaire aux plus fragiles, faire vivre des solidarités de voisinage et pour soutenir les associations souvent privées de leurs ressources bénévoles senior contraints de lever le pied. Des milliers de nouvelles associations et d’actions collectives ont fleuri partout dans le pays et ont contribué concrètement à rendre la période moins dure.

Enfin, la nécessité de la vie associative, comme bien commun. Le tissu associatif qui maille le territoire national prouve à nouveau son rôle essentiel pour la résilience de notre société. Comme toute l’économie du pays, les associations ont été en grand souffrance mais elles ont tenu et tiennent toujours leur rôle dans l’effort national de lutte contre le virus. Comme souvent en temps de crise et au plus fort des secousses, la vie associative maintient réelle et vivante notre capacité à vivre et agir ensemble. Les associations de solidarité et du champ sanitaire et social en premier lieu, qui par leur action auprès des plus précaires, des personnes en situation de handicap ou auprès des personnes âgées ou isolées, ont soulagé le service public de santé. Ce sont également les associations culturelles, d’éducation populaire et de jeunesse, environnementales, familiales ou sportives, qui ont adapté leurs activités pour maintenir les liens et soutenir leurs adhérents. Ce sont celles de la solidarité internationale mobilisées pour l’aide aux pays les plus pauvres du monde, démunis dans leurs capacités de réponse sanitaire d’ampleur.

Pour nous, ces enseignements devront être au cœur non seulement du plan de relance de l’activité, mais des choix fondamentaux de société qu’il nous faudra faire dans les mois et les années à venir.

D’abord, en mettant fin aux tendances qui, depuis plus de 30 ans, ont significativement affaibli les valeurs de l’Etat providence, conduit au recul des services publics et à la marchandisation croissante des biens communs, et réduit drastiquement les financements publics des initiatives associatives. Le tout marchand, même responsabilisé ne peut être une perspective soutenable, et l’économie de marché elle-même ne pourra y trouver son propre intérêt sur le long terme. Il faudra sans doute sortir du New Public management qui ne juge de la qualité d’une politique publique que sous l’angle de son moindre coût budgétaire.

La demande croissante de services d’intérêt général, déjà exprimée lors des crises sociales de 2019, et demain, les demandes de bien être, de bien vivre ensemble, de bénéficier d’un environnement sain, toutes ces demandes ne peuvent être satisfaites ni par la seule puissance publique, ni par la privatisation des services.

Oui, il nous faudra aussi sortir de la seule dichotomie entre capitalisme néolibéral et capitalisme d’État, telle qu’elle a dominé le monde au cours des décennies passées. Il y a autre chose, qui est indispensable à une société comme la nôtre, dont l’aspiration est à la fois à la liberté, à l’égalité et à la fraternité. Il faut, à côté de l’économie marchande et des services de l’Etat, reconnaître le rôle fondamental de l’économie sociale et solidaire dont les associations sont un des acteurs emblématiques. C’est bien la place et le rôle de cette économie non lucrative et associative, de libre initiative citoyenne qu’il faut consacrer ! A la charnière des trois principes de la devise républicaine, elle ne doit pas être réduite à la sous-traitance de l’action publique ni être livrée aux seules règles de la concurrence et du marché, comme cela a été la tendance depuis de nombreuses années, mais pensée et organisée en articulation avec l’Etat et un marché responsabilisé.

Oui, les associations sont un bien commun, et il est essentiel d’en prendre soin au regard de leur pouvoir de solidarité, de démocratie, d’économie, d’innovation sociétale, d’utilité et de cohésion sociale, à l’interface entre tous les acteurs de la société, ce qui constitue une originalité et une potentialité majeure.

Avec l’Etat et les collectivités territoriales, les associations complètent et démultiplient la force du service public mais aussi celle de la participation des citoyens et usagers eux-mêmes, aux politiques mises en œuvre. On voit combien dans ces périodes, cela est déterminant.

Au moment où nous vivons une prise de conscience et une envie profonde d’une autre hiérarchie de valeurs, au moment où l’aspiration est à un changement de paradigme, il faut faire de ce sujet le cœur de notre modèle. La vie associative n’est pas fondée sur le profit mais sur la valeur sociale ou environnementale d’abord ! Elle est émancipatrice, produit du lien et du sens au travers de l’engagement ; elle est productrice de richesses matérielles et immatérielles. Elle est enfin une actrice du temps long, déploie une économie de la proximité et de l’agilité, une économie du don avec ses millions de bénévoles et volontaires, qui explore, pointe les carences de nos sociétés et nourrit tant de politiques publiques.

Cette crise historique et ses conséquences sociales profondes, exige enfin que nous rebâtissions une société dont la solidarité sera une valeur centrale. Celle-ci est en action, discrètement le plus souvent. Elle tisse et réinvente les liens d’entraide, et par l’engagement citoyens, elle contribue à tenir le pays debout, à bas bruit. De fait, les citoyennes et citoyens ont prouvé à nouveau qu’ils n’attendent pas les pouvoirs publics pour s’engager pour des causes d’intérêt général. En revanche, il est, et il restera de la première responsabilité des décideurs publics de les soutenir, comme autant d’initiatives qui revitalisent la société par le bas, à niveau d’homme et de femme ; et de les accompagner en leur assurant un environnement favorable à leur prolongation dans le temps, en lien avec le monde associatif.

C’est bien cette société providence qu’il faudra soutenir et réinvestir ! C’est elle qui a résisté aux chocs aujourd’hui, et c’est elle qui résistera aux chocs demain.

Alors nous éviterons le risque de délitement sous le poids et les effets de la crise. Alors individuellement et collectivement, nous nous en relèverons plus forts.

Plus d’informations : https://lemouvementassociatif.org/appel-du-mouvement-associatif-tribune/

COMMUNIQUE : Le RSA pour les jeunes dès 18 ans, une étape nécessaire vers une politique de jeunesse ambitieuse !

COMMUNIQUE DU 28 MAI 2020

Les organisations de la plateforme “Pour un Big Bang des politiques de jeunesse” accueillent avec une certaine incompréhension les propos tenus par le secrétaire d’État à la jeunesse concernant l’ouverture du RSA aux 18-25 ans, qui serait selon lui “se placer dans un esprit de défaite”. Alors même que Gabriel Attal déclarait, il y a quelques mois, que le projet de Revenu Universel d’Activité (RUA) sur lequel planche le gouvernement devrait nécessairement être ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans. En effet, Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès du Ministre de la Santé et des Solidarités, affirmait le 11 décembre 2019, que le gouvernement s’inscrit dans cette orientation qui fait largement consensus parmi l’ensemble des participant·e·s à la concertation en amont de ce projet. Par là même, les acteurs participants à cette concertation et les organisations de la plateforme BBPJ, loin de se mettre dans une posture de défaite, démontrent que ne pas garantir un minimum de ressources aux jeunes augmente considérablement la dépense publique.

Aujourd’hui, la crise sanitaire et ses impacts économiques et sociaux à venir a mis en exergue les inégalités et surtout la très forte paupérisation d’un pan significatif de la jeunesse. Aussi, cette situation appelle chacun·e à ne pas céder au dogmatisme, celui qui veut qu’à chaque fois qu’est avancée l’urgence d’un minimum de ressources pour les jeunes est opposée l’appétence pour les jeunes à l’oisiveté et au non travail ! Il faut au contraire, devant l’explosion du chômage qui se profile, avoir une approche pragmatique, acter que l’accès à l’emploi ne va pas aller de soi, notamment pour les jeunes, et que dans l’interstice, une société développée prônant l’égalité des droits doit aussi assurer un égal accès des jeunes à des ressources minimums.

Par ailleurs, cette mesure conjoncturelle n’empêche nullement de penser une politique structurelle et transversale pour la jeunesse. Les organisations de la plateforme sont tout à fait disposées à co-construire avec les pouvoirs publics un “horizon” ambitieux pour les jeunes !

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Le Cnajep fait partie des organisations à l’initiative de la plateforme « pour un big bang des politiques de jeunesse  » réunissant depuis 2011 les associations qui œuvrent à la mise en place d’une politique de jeunesse ambitieuse. 

COMMUNIQUE : L’Éducation Populaire au cœur des enjeux actuels

COMMUNIQUE DU CNAJEP DU 19 MAI 2020

L’éducation populaire, une actrice au cœur des enjeux actuels

Alors que les habitant.es de France viennent de vivre deux mois de confinement et que s’organise un déconfinement et une reprise progressive des activités, le Cnajep constate une nouvelle fois le besoin d’éducation populaire et l’utilité des associations de jeunesse et d’éducation populaire pour faire face aux crises majeures.
L’éducation populaire est une démarche à la fois politique et éducative, à la fois intellectuelle et pratique qui vise à interroger le monde, à l’analyser et le comprendre collectivement, enfants, adolescents et adultes, citoyens et citoyennes, et mieux se positionner pour agir ensemble et le transformer. L’éducation populaire a cela d’intemporel et de moderne qu’elle est une interrogation et une action continuelles. C’est pourquoi dans cette période de crise sanitaire et de crise économique et sociale, l’éducation populaire reste un besoin fondamental !
Parmi les atouts que propose une démarche d’éducation populaire, c’est son innovation permanente qui se démarque. La période la met une nouvelle fois en lumière, particulièrement, sur :

  • L’éducation populaire favorise le lien social et, même en période de confinement, le Cnajep et ses membres, inventent milles façons de rester en contact, de débattre, de proposer une continuité des loisirs éducatifs, de mener des actions de solidarité !
  • L’éducation populaire est une démarche qui vise à interroger, à regarder plus globalement les choses et à rechercher des réponses systémiques. Force est de constater que la période invite à lier les réponses économiques, sociales, écologiques, démocratiques ! Le Cnajep et ses membres ont animé du débat, rassemblé des citoyen.nes pour échanger sur la crise, ses incidences, …
  • L’éducation populaire permet de contribuer à l’élaboration de politiques publiques plus efficientes car elle invite l’ensemble des citoyen.es à s’exprimer, à contribuer et à agir. Ce qui permet de rester en phase avec les besoins de l’ensemble des citoyen.nes et de ne pas se priver de leurs bonnes idées ! Le Cnajep et ses membres ont participé tant au niveau national que territorial aux concertations de crises avec l’Etat, ses services déconcentrés, les collectivités territoriales.

Imaginez-vous un monde sans colos, sans foyers de jeunes travailleurs, sans centres sociaux, sans MJC, sans festivals culturels, sans scoutisme, sans chantiers de jeunes bénévoles, sans animateurs.trices, sans centres de loisirs, sans échanges internationaux, sans mobilisations étudiantes, sans fabriques du monde rural, sans auberges de jeunesse, sans atelier débat, sans éducation à l’environnement, sans atelier d’analyse critique des médias, sans activités artistiques, sans pratiques sportives pour toutes et tous, sans conseils d’enfants et de jeunes, sans activités de découvertes scientifiques, sans espaces ni processus de participation des jeunes, …
Personne ne le peut !

C’est pourquoi, le Cnajep rappelle l’urgence d’éducation populaire pour sortir de la crise qui va être longue, l’urgence de soutenir les associations de jeunesse et d’éducation populaire qui démontre au quotidien leur utilité sociale et l’urgence de les associer à la co-construction des réponses dont nous avons besoin pour une société plus juste, plus solidaire, plus durable.

Avec ses membres nationaux, avec les CRAJEP qui œuvrent sur l’ensemble du territoire métropolitain et ultramarin, le Cnajep appelle les pouvoirs publics à AGIR AVEC LES ASSOCIATIONS DE JEUNESSE ET D’ÉDUCATION POPULAIRE[1] et à un renforcement de l’Éducation POPULAIRE, POUR QUE LES JOURS D’APRES SOIENT LES JOURS HEUREUX ![2]

[1] Tribune du Crajep Pays de la Loire

[2] Communiqué JEP INFO MAI 2020 Crajep Hauts-de-France.

Contact presse :
Audrey Baudeau – Cnajep – Tel : 01 40 21 14 21 – 06 77 14 75 96 audrey.baudeau@cnajep.asso.fr

COVID-19 : Actualités, Communiqués, Prises de position, Initiatives … des réseaux JEP

Situation des enfants et des jeunes… Continuité éducative… ACM,  centres de vacances… Maintien des actions éducatives, sociales et culturelles…  et des solidarités pendant et après la crise …

 

COMMUNIQUE : l’urgence de prendre en compte la situation de tous les jeunes !

Le Cnajep, au sein de la plateforme « Pour un Big bang des politiques jeunesse,  publie un communiqué pour demander une prise en compte de la situation des jeunes.

20 avril 2020

« Covid-19 : l’urgence de prendre en compte la situation de tous les jeunes !

Le monde entier est plongé depuis plusieurs semaines dans une crise sanitaire inédite. D’ores et déjà, il y a un consensus général entre l’ensemble des responsables politiques en France pour dire que cette crise sanitaire engendre une crise économique et sociale majeure. Il y a une urgence à agir pour la jeunesse !

La plateforme « Pour un Big bang des politiques jeunesse » rassemble des associations, fédérations et mutuelles, mouvements de jeunesse et d’éducation populaire, organisations de jeunes, organisations syndicales, structures d’insertion, d’hébergement d’accueil ou de santé, qui accueillent, accompagnent et travaillent auprès de millions de jeunes chaque année.

Ces organisations œuvrant au quotidien auprès des jeunes savent que les premières victimes de la crise sont les plus fragiles, les plus précaires, assez largement constituées d’une jeunesse déjà frappée par le mal logement et la pauvreté en temps “normal”. Déjà, nos organisations observent un blocage des parcours d’insertion professionnelle pour les jeunes : arrêt de CDD, mise au chômage, blocage des missions d’intérim, report des stages, etc. Les jeunes ne doivent pas encore faire office de variable d’ajustement dans un marché de l’emploi qui va se durcir.

Dans ce contexte, la singularité des jeunes âgé·e·s de 18 à 25 ans est malheureusement de ne disposer d’aucun filet de sécurité. L’arrêt d’activité est donc synonyme d’une paupérisation accélérée. La concertation sur le Revenu Universel d’Activité initiée depuis juin 2019 a mis en exergue qu’il était nécessaire d’ouvrir aux jeunes l’accès aux revenus de solidarités avant 25 ans. Le Président de la République a d’ailleurs précisé en février dernier que l’ouverture aux jeunes était acquise.

Dans son allocution du 13 avril 2020, Emmanuel Macron a indiqué des mesures d’urgence pour les familles modestes et les étudiant·e·s. Pourtant, les mesures de solidarité annoncées le 15 avril par le Premier ministre excluent tous les jeunes en situation de précarité de moins de 25 ans qui ne bénéficient pas du RSA. Il y a donc urgence à prendre en compte la situation de l’ensemble des jeunes ! Aussi, nous appelons le Gouvernement à ne plus attendre et à :

  • Que l’aide exceptionnelle annoncée par le Premier Ministre aux familles les plus modestes soit également versée aux jeunes de moins de 25 ans en situation de précarité, étudiant·e·s ou non et ne bénéficiant pas du RSA ;
  • Abonder fortement le parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA[1]), tout en élargissant le spectre des bénéficiaires et en l’assortissant d’une allocation financière proche des 500 euros par mois ;
  • Assurer la prise en charge des impayés de loyers des jeunes liés à la crise sanitaire en :
    • rétablissant ou maintenant l’APL des jeunes signalés à la CAF comme étant en impayés de loyers pendant la durée de la crise sanitaire ;
    • renforçant et mobilisant le fonds de solidarité logement abondé par un fonds exceptionnel de l’Etat ;
    • créant en complément un fonds national d’urgence d’aide à la quittance ;
    • exonérant tous les étudiant·e·s du paiement de leur loyer dans les résidences universitaires gérées par les CROUS ou des sociétés privées
  • Demander aux CAF de débloquer les fonds d’urgence – sous forme numéraire ou via des titres restaurants – pour les jeunes les plus précaires ;
  • Proroger, sur la base du volontariat (pour les jeunes mais aussi les structures), les contrats des jeunes en Service civique de deux mois, équivalente à la durée du confinement, pour leur permettre de continuer à toucher des ressources et à s’engager auprès des plus fragiles ;
  • Aider davantage financièrement les départements :
  • pour renforcer les effectifs dans les structures d’accueil dédiées aux mineur·e·s placé·e·s (Protection judiciaire de la jeunesse, Aide sociale à l’enfance) et abonder les contrats jeunes majeurs ;
  • pour soutenir les Fonds d’aide aux jeunes (FAJ).

Dès maintenant, nous demandons au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour permettre aux jeunes de moins de 25 ans d’accéder dans les meilleurs délais à des ressources, que ce soit par l’ouverture du RSA ou la création d’un revenu universel d’activités. Cette mesure permettrait d’avancer vers une sécurisation des parcours des jeunes que nous demandons depuis plusieurs années. Il est aussi primordial que le Gouvernement prévoit des dispositifs d’accompagnement spécifique – « Garantie Jeune universelle » au sortir du confinement pour tous les jeunes, et en particulier pour celles et ceux qui seront le plus en difficultés.

Nous ne pourrons pas sortir de cette situation par le haut avec une jeunesse sacrifiée par une crise dont elle n’est pas responsable. Permettons dès maintenant aux jeunes de moins de 25 ans d’accéder à des ressources afin qu’ils·elles sortent de la pauvreté ! »

Signataires

CFDT – Confédération française démocratique du travail

Cnajep – Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire

FAGE – Fédération des associations générales étudiantes

FAS – Fédération des acteurs de la solidarité

FFJ – Forum Français de la Jeunesse

FFMJC – Fédération Française des Maisons de Jeunes et de la Culture

MRJC – Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne

UNEF – Union Nationale des Etudiants de France

UNHAJ – Union nationale pour l’habitat des jeunes

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PAGE SPÉCIALE ASSOCIATIONS ET COVID-19

COVID-19 : Les associations face à la crise

Les Associations de Jeunesse et d’Éducation Populaire ne sont pas épargnées par les conséquences de cette crise sanitaire sans précédent. Vous trouverez ci-dessous, différentes informations et ressources des partenaires, sur les mesures prises pour faire face à cette crise.
  • Le CNAJEP reste mobilisé : La pandémie du Covid-19 et les mesures qui ont du être prises pour y faire face bouleversent l’ensemble de la société aujourd’hui, et notamment les associations de jeunesse et d’éducation populaire dans leur travail quotidien auprès des citoyen.ne.s.  En savoir plus
  • Point d’actualité dans les réseaux JEP et communiqués des réseaux sur le site du Cnajep
  • CRESS Occitanie : Ressources à destination du secteur de l’ESS
  • CNEA : Page spécialeGuide sur la reprise d’activité proposé par le CNEA – 15/05/20
  • Guide Kogito Associations, conçu par des organismes d’accompagnement des structures de l’ESS, aborde en 5 thèmes la période de déconfinement.


    Pouvoirs publics :

Rencontre thématique du CRAJEP du 16 janvier 2020

Prés d’une quarantaine de participants étaient présents à cette rencontre organisée par le CRAJEP Occitanie, à Toulouse, autour de l’Avis du CESE du 28 mai 2019 : « L’Éducation Populaire, une exigence du 21ème siècle ».
Elle a permis aux co-rapporteurs de cet avis, Jean-Karl Deschamps, Membre du CESE au titre de la Cohésion sociale et territoriale et vie associative, Président du Groupe des Associations, et Christian Chevalier, Membre du CESE au titre de la Vie économique et dialogue social, Membre du Groupe UNSA, de présenter ce rapport et ses enjeux dans le contexte actuel.
Cette soirée a été clôturée par un temps de débat et d’échange riche avec les participants, autour des préconisations de cet avis.

                                  

 

L’Éducation Populaire : une exigence du 21eme siècle

 

Retour vers le festival Provox 2020 !

2 jours, 160 jeunes, 30 bénévoles et animateur.trice.s, 8 ateliers, 3 objectifs jeunesses, 15 décideur.e.s.

Le Cnajep organisait le festival Provox les 25 et 26 janvier 2020 à Amiens, en partenariat avec Amiens  et le Crajep Hauts de France.

Depuis le lancement de cette 7ème campagne Provox « jeunesse, opportunités et territoires » en mai 2019, 1300 jeunes ont répondu à la Grande Enquête et Provox s’est déplacé en France  pour interroger les jeunes sur les trois objectifs jeunesse de la campagne :

Objectif jeunesse #6 « Créer des opportunités pour les jeunesses rurales »

Objectif jeunesse #7 « Emploi de qualité pour tou.te.s »

Objectif jeunesse #8 : « Travail de jeunesse de qualité pour tou.te.s »

C’est à partir de cette enquête que les participant.e.s ont travaillé et, après 2 jours d’échanges, de réflexions et de débat, les jeunes participant.e.s ont pu élaborer 16 des propositions politiques.

Ces 16 propositions seront à retrouver le 4 mars sur le site de Provox ! Elles seront portées par Leonard Ly Tri et Lucille Couturier a la conférence européenne pour la jeunesse à Zagreb du 9 au 11 mars pour l’écriture collective d’une résolution européenne en faveur d’une politique jeunesse cohérente, inclusive et en phase avec les besoins des jeunes.

Site Provox

 

Service civique : préservons les fondamentaux !

Communiqué de presse, 21 janvier 2020

Non à la réduction de la durée des missions !

En ce début d’année qui doit fêter les 10 ans du service civique, la consigne est de réduire la durée des missions en 2020… Dans ce contexte, le Cnajep soutient les associations de jeunesse et d’éducation populaire qui affirment leur attachement à ce dispositif tant qu’il promeut des projets d’accueil de qualité. La durée longue de ces engagements volontaires, est un facteur central, notamment pour accueillir des jeunes peu autonomes. Du temps doit être laissé pour une bonne intégration des jeunes, pour leur accompagnement, pour favoriser leur prise d’initiatives et établir des relations de confiance. Cette durée longue est également importante pour construire et faire grandir le projet d’engagement de chacun.e.

Oui à une politique de jeunesse ambitieuse !

Dans un contexte où les jeunes demeurent les premières victimes de la conjoncture économique et sociale, le Cnajep tient à réaffirmer la nécessité d’une politique de jeunesse transversale et ambitieuse qui réponde aux besoins des jeunes et les considère comme une richesse. Le service civique doit rester, dans une vocation de citoyenneté, un soutien à l’engagement volontaire. Il ne peut se substituer ni à des politiques visant l’insertion professionnelle des jeunes, ni à des politiques de soutien à l’emploi associatif et de maintien de services publics de qualité.

Depuis 10 ans, les associations de jeunesse et d’éducation populaire se sont investies dans le développement quantitatif et qualitatif du service civique. Elles défendent aujourd’hui les fondamentaux qui en font l’identité et la qualité, parmi lesquels une durée longue, entre 6 et 12 mois, à tout moment de l’année, pour s’adapter à la diversité des jeunes et des projets. La durée moyenne de 8 mois, qui a été la base ces dernières années, ne saurait être réduite sans remettre en cause la valeur de cet engagement.

Téléchargez le communiqué : http://www.cnajep.asso.fr/actualites/service-civique-preservons-les-fondamentaux/